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Parly accuse le Mali de "s'essuyer les pieds sur le sang des soldats français"

Florence Parly (photo), la ministre française des Armées, a accusé le pouvoir malien de "s'essuyer les pieds sur le sang des soldats français", fustigeant sa "mauvaise foi" quant aux engagements pris auprès de la communauté internationale. /Photo prise le 21 septembre 2021/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La ministre française des Armées a accusé le pouvoir malien de “s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français”, fustigeant sa “mauvaise foi” quant aux engagements pris auprès de la communauté internationale.

Les relations entre Bamako et Paris n’ont cessé de se dégrader depuis l’annonce d’Emmanuel Macron, le 10 juin dernier, d’une “transformation profonde” de la présence militaire française au Mali, avec l’objectif de maintenir à terme entre 2.500 et 3.000 hommes au Sahel, sur les 5.100 mobilisés aujourd’hui dans le cadre de l’opération Barkhane.

Des informations, relayées par Reuters, selon lesquelles la junte au pouvoir depuis août 2020 envisage d’enrôler à ses côtés le groupe paramilitaire russe Wagner a relancé les hostilités, avant que le Premier ministre malien, Choguel Maïga, ne suscite l’indignation française en affirmant samedi dernier à la tribune de l’Onu que la fin de Barkhane était “une espèce d’abandon en plein vol”.

“C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence, surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre. Or, le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel”, a réagi lundi soir Florence Parly lors d’une conférence à Sciences Po Paris.

Le caporal-chef Maxime Blasco a été tué au combat vendredi dernier dans le Gourma malien, portant à au moins 52 le nombre de soldats français morts au Sahel depuis 2013.

Pour la ministre française des Armées, l’objectif recherché par le Mali est “de ne pas tenir les engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale”.

La junte s’est engagée à rendre le pouvoir aux civils à l’horizon de février 2022, avec l’organisation d’élections législatives et présidentielle, mais le chef du gouvernement par intérim a déclaré que cette échéance pourrait être repoussée de “quelques mois”.

“J’ai l’impression que la date (...) ne leur convient pas parfaitement, et qu’ils ont envie de faire durer la chose. Mais de là à s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français, c’est inacceptable”, a souligné Florence Parly.

John Irish, rédigé par Sophie Louet, édité par Nicolas Delame

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