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Le patron de la gendarmerie nie l'existence d'un fichier de Roms

Le directeur général de la gendarmerie nationale, Jacques Mignaux, a déclaré mercredi que le supposé fichier de Roms et de gens du voyage visé par une plainte pénale de trois associations en France n'existait pas mais que la gendarmerie utilisait bien une "base de travail". /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Le supposé fichier de Roms et de gens du voyage visé par une plainte pénale de trois associations en France n’existe pas mais la gendarmerie utilise bien une “base de travail”, a déclaré mercredi le directeur général de la gendarmerie nationale, Jacques Mignaux.

Il était interrogé par la commission des Lois de l’Assemblée nationale après la découverte dans des documents judiciaires de la mention MENS pour “minorités ethniques non sédentarisées”, semblant renvoyer à un fichage des Roms et gens du voyage sur une base ethnique, depuis au moins 2004.

Le général Mignaux s’est élevé devant les députés contre ce qu’il considère comme une “tentative de déstabilisation” qui selon lui affecte l’honneur de la gendarmerie.

“Nous n’avons pas de fichier ethnique. Mens est un acronyme, un vocable utilisé pour faciliter le classement et l’échange d’informations et non pour constituer des fiches. (...) Il s’agit d’une base de travail qui n’est pas un fichier ethnique”, a-t-il expliqué devant les députés.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait réagi à la plainte des associations le 7 octobre en expliquant avoir retrouvé une note de la gendarmerie nationale du 25 mai 1992 - époque où la gauche était au gouvernement - faisant référence à la notion de “minorités ethniques non sédentarisées”.

Le ministre disait ne pas être au courant de l’éventuelle existence d’un fichier mais avait annoncé avoir demandé au groupe de contrôle et de l’organisation des bases de données de la police et de la gendarmerie de procéder à des vérifications.

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a engagé ses propres vérifications. Si le fichier existe, il ne lui a pas été déclaré, comme c’est obligatoire.

L’affaire fait suite à la controverse internationale déclenchée par le plan d’action du gouvernement français lancé en juillet contre les gens du voyage, après une réunion à l’Elysée portant explicitement sur cette minorité.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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