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La France va pouvoir "ajuster son effort" au Sahel, dit Macron aux armées

BREST, Finistère (Reuters) - Le président Emmanuel Macron a ouvert la porte à une réduction des effectifs militaires français déployés au Sahel, mardi lors de ses voeux aux armées, sans toutefois en préciser l’ampleur ni le calendrier.

Le président Emmanuel Macron a ouvert la porte à une réduction des effectifs militaires français déployés au Sahel, mardi lors de ses voeux aux armées, sans toutefois en préciser l'ampleur ni le calendrier. /Photo prise le 19 janvier 2021/REUTERS/Stéphane Mahé

La force Barkhane qui combat les groupes djihadistes principalement au Mali et au Niger compte actuellement 5.100 soldats, dont 600 ont été envoyés en renfort il y a un an après le sommet de Pau réunissant le président français et ses alliés du “G5 Sahel”.

“Les résultats obtenus par nos forces au Sahel, conjugués à l’intervention plus importante de nos partenaires européens, vont nous permettre d’ajuster notre effort”, a déclaré Emmanuel Macron lors des traditionnels voeux aux armées à Brest (Finistère).

L’hypothèse d’un retrait d’au moins 600 soldats est évoquée depuis plusieurs semaines de sources militaires, après les “coups sévères” portés ces derniers mois aux groupes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique dans la région dite des “trois frontières”, même si la mort de cinq soldats français depuis le début de l’année a rappelé la fragilité de la situation.

“Les résultats sont là”, a insisté Emmanuel Macron. “Les renforts temporaires que j’ai décidé de déployer ont permis à la force Barkhane de mettre en grande difficulté des groupes terroristes”, a assuré le chef de l’Etat.

Outre la poursuite d’opérations militaires de grande ampleur dans la zone des trois frontières, en dépit du coup d’Etat l’été dernier au Mali, l’armée française a éliminé plusieurs chefs djihadistes, dont l’émir historique d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) Abdelmalek Droukdel en juin et le chef de la branche militaire du groupe en novembre.

La ministre des Armées, Florence Parly, a laissé entendre la semaine dernière, lors d’une audition devant la commission de défense de l’Assemblée nationale, que la nouvelle configuration de l’opération Barkhane pourrait être décidée lors du sommet du “G5 Sahel” le mois prochain au Tchad.

“Nous aurons l’occasion lors du sommet de N’Djamena mi-février de dresser le bilan du sommet de Pau”, a-t-elle souligné.

Paris a obtenu l’an dernier la confirmation de la poursuite de l’engagement américain et un soutien accru de ses partenaires européens, avec les débuts de l’opération Takuba rassemblant des forces spéciales de plusieurs pays, et l’élargissement du mandat de l’EUTM, la mission chargée de former les armées africaines, à laquelle l’Allemagne et l’Espagne vont notamment fournir des effectifs supplémentaires.

“Je me réjouis de la certification opérationnelle initiale de la task force Takuba et du nombre croissant de pays européens qui la rejoignent, signe d’une prise de conscience grandissante des enjeux sahéliens qui sont cruciaux pour toute l’Europe”, a déclaré Emmanuel Macron.

“La coalition internationale annoncée au sommet de Pau commence à prendre forme”, se félicite-t-on également au ministère des Armées.

Tangi Salaün et Stéphane Mahé, édité par Jean-Philippe Lefief et Jean-Michel Bélot

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